Epitaphes - Le mot de la fin.

 Ci-gît un poète,
Entré sans sonnet.   

Professeur de piano
Décédé à l'âge de 72 ans
Il atteignit doucement la fin de sa carrière
Sans avoir jamais changé d'instrument
Chi va piano va sano !

Pour un postier :
Parti sans laisser d'adresse.

Ci-git René ...
En son vivant, tueur de cochons
Regretté de toute sa clientèle.

Ici repose petit Félix
Mort à l'âge d'un an et 15 jours.
Regretté de ses nombreux amis.

Pierre, mort à trois ans et deux mois.
Sa vie n'a été qu'abnégation et sacrifice.

Elle fut bonne épouse
Elle aurait été bonne mère
Si elle avait eu des enfants.
Sa vie entière fut consacrée au bien
Elle était belle, chaste et bonne.
Elle avait 77 centimètres
De tour de cuisse
Elle pesait 93 kilos
Priez pour elle.

Marie, c'est parce que mes larmes ne te ressusciteront pas que je pleure.

Décédé à l'âge de soixante-douze ans, fut fossoyeur pendant trente-deux ans et enterra 7,692 personnes.

Glouton, coureur, méchant, lâche
Et galeux
En somme, feu mon chien
Était presque un homme.

A mon mari mort après un an de mariage.
Sa femme reconnaissante.

Je suis heureux de reposer entre les deux meilleures épouses du monde, Sylvie et Joanne. J'ai toutefois demandé à mes héritiers qu'ils me poussent un tout petit peu du côté de Sylvie.

Sur la tombe d'un dentiste :
Ce fut la dernière cavité qu'il a remplie.

Ci-gît Isaac Rubeinstein
1941-1990
Mais la vente continue
12, rue du Rosier
Paris

A mon épouse
Elle ne voulait que mon bonheur
Sa mort l'a bien prouvé.

Éloge d'un critique littéraire
Lorsque mort, dans la terre, on portera tes os,
Pour la première fois on verra qu'un cadavre
Peut dégoûter les asticots.

Pour un banquier
La dernière échéance lui fut fatale.

A ma belle-mère
Si elle monte au paradis
Il n'y aura plus bientôt que deux enfers.

Ci-gît ma femme, grâce à Dieu
Cette furie perpétuelle
Empoisonna ma vie.
Passant, écoute mon avis :
Avant qu'elle ne te querelle,
Quitte prudemment ces lieux.

Ci-gît ma femme, dans son écrin de terre ;
Qui de sa vie n'a rien fait que râler.
Mes amis, marchez sans bruit faire
De peur qu'elle ne se remette à jaser.

Jacques de Lorens pour son épouse acariâtre
Ci-gît ma femme :  Oh qu'elle est bien,
Pour son repos et pour le mien !

Pour un bègue
Pour lui, la réalité dépassa toujours la diction.

Pour un avare
Ci-gît, dessous ce marbre blanc
Le plus avare des hommes de Rennes
Qui mourut tout exprès le dernier jour de l'an
De peur de donner des étrennes.

Épitaphe sur la tombe d'un insomniaque :
Je suis guéri !

Bouge de là, t'as les pieds sur ma tombe.

Si vous pouvez lire ceci, c'est probablement que vous êtes debout sur ce qui reste de moi.

 N'oubliez pas d'arroser les fleurs.

 Vous pourriez parler moins fort. On essaie de dormir ici.

Laissez tomber les fleurs. Apportez-moi plutôt une bière.

Je reviendrai.

Aidez-moi ! Aidez-moi ! Laissez-moi sortir !

 Je reviens dans 5 minutes.

Paix à mes cendres : Ne pas éternuer.


A l'entrée de cimetières :

 Il est interdit de cueillir des fleurs ailleurs que sur votre propre tombe.

"Nous avons été ce que vous êtes"
"Vous deviendrez ce que nous sommes."


Épitaphes  suggérées pour des gens célèbres :

 Richelieu :
Ci-gît un fameux cardinal
Qui fit plus de mal que de bien.
Le bien qu'il fit, il le fit mal
Le mal qu'il fit, il le fit bien.

Groucho Marx (1890-1977)
Je vous l'avais bien dit que j'étais malade.

Marquise de Pompadour
Ci-gît qui fut vingt ans pucelle,
Quinze ans catin et sept ans maquerelle

Francis Blanche (21 juillet 1921 - 6 juillet 1974), par lui-même
Laissez-moi dormir ! J'étais fait pour ça !

Ici repose Marilyn Monroe, 97 - 62 – 92

Appelez-moi désormais par mes initiales...
Henri Salvador

Epitaphe de Scarron, poète difforme atteint d'une maladie des os, écrite par lui :
Celui qui ci maintenant dort
Fit plus de pitié que d’envie,
Et souffrit mille fois la mort
Avant que de perdre la vie.
Passant, ne fais ici de bruit,
Prends garde qu’aucun ne l’éveille ;
Car voici la première nuit
Que le pauvre Scarron sommeille. 

Commentaires (2)

1. Fred (site web) 08/08/2011

Pas mal celle-là. Mais pour toi, on ferait mieux d'installer un cubi .

2. Bourpif 29/07/2011

Laissez tomber les fleurs. Apportez-moi plutôt une bière.

Mais j'suis là, j'suis encore là
j'trouve que tu m'enterre bien vite

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×